Comment j’ai découvert la saga Autre-Monde… et la lecture en LIVRE AUDIO!

J’ai craqué, comme toute la blogosphère, suite aux vidéos de Nine Gorman et Maxime Chattam. Je ne leur dirai pas merci car me voilà embarquée quasi contre mon gré dans une aventure en 7 tomes qui n’était même pas dans ma PAL jusqu’ici. (Et je ne vous parle pas des supers SP qui me font de l’oeil tous les jours mais…qui se retrouvent finalement en stand-by à cause de ça)
Ça a commencé par un ebook, tout ce qu’il y a de plus basique. Lecture de bus, facile à lire dans les transports en communs (car tout ne se lit pas toujours très bien en bus).
J’en ai parlé à ma cops Eirilys qui m’a dit que, comme Acr0, elle s’y était mise aussi mais en audiobook pour sa part. Pour me tenter, elle m’a même fait écouté des extraits avec les voix des échassiers.
Alors, forcément, c’est là que je me suis dit: bon, il est temps! Depuis le temps que j’étais tentée par les livres audio mais sans oser franchir le pas, c’est donc Eirilys qui m’a lancée là-dedans.


Bilan de mon premier audiobook

L’expérience est très sympathique, très agréable. On a un peu l’impression d’être de nouveau enfant, quand nos parents nous racontaient des histoires (oui je pars du principe que la plupart des personnes qui liront ces lignes font partie de ce groupe de gens). L’histoire est aussi agréable à suivre que si nous la lisions pour nous-mêmes. Au départ, je pensais qu’un audiobook me permettrait d’admirer le paysage, les gens etc. au lieu d’avoir le nez plongé vers le bas. En fait, pas du tout. On est tellement absorbé par l’histoire qu’on ne voit pas ce qui défile sous nos yeux, on est absorbé dans notre petit monde, occupés à construire les images du récit. Cela dit, attention à la déconcentration. Je me suis rendue compte également qu’un élément extérieur peut vite vous faire « sauter » un passage. Le bus qui pile, les gens dehors, le monsieur qui marche bizarrement ou le drôle d’accoutrement de la mamie qui s’apprête à monter. Et d’un coup, je réalise que ça fait deux ou trois phrases que je n’ai pas écoutées vraiment. Et je suis bonne pour revenir un peu en arrière. Heureusement, rien de plus facile. À mes yeux, deux énormes avantage de l’audiobook sont:
1) les bruitages (quand il y en a): le bruit de l’orage, d’une vitre qui se brise, du bruissement des feuilles dans la forêt, de la chouette qui hulule… c’est absolument parfait. C’est ce que je préfère dans l’audiobook jusqu’ici.
2) les musiques d’ambiance ou de fond, je trouve ça super pour les moments d’action ou de suspense. Bon le petit détail qui m’embête c’est que ça déborde parfois un shouïa au-delà de l’action elle-même (exemple: le danger est écarté et les personnages se félicitent de leur victoire mais nous avons encore la musique angoissante en fond). Mais à part ces petits détails de réglages, je trouve que ça plonge vraiment bien dans l’histoire.

Cela dit, il y a bien un petit truc auquel j’ai eu du mal à m’habituer: les voix adultes pour des adolescents de 14 ans. J’imagine que ce genre de choix varie d’un audiobook à un autre, cela dépend aussi des voix et du « jeu » des lecteurs mais ça m’a un peu dérangée.
D’autant que j’ai trouvé très dommage de donner une voix de débile à Tobias (le Ron du trio si vous voulez). Oui. Il lui ont fait une voix de gogole, sans doute pour bien la distinguer de celle de Matt. Mais ça m’a vraiment embêtée car jusqu’à l’audiobook, je ne voyais pas Tobias comme « le débile de la bande ». Il est un peu plus en retrait, c’est vrai qu’il est un peu la cinquième roue du carrosse, mais quand même. Il est doué, gentil et on se sent proche de lui parfois quand il se retrouve désemparé face à ce nouveau monde étrange. Sauf que là, bah le jeu de la voix casse tout.
Sans parler du fait que j’ai beaucoup aimé Ambre dans le tome 1 mais que je l’ai trouvée tête à claque avec la voix de la lectrice femme, qui en fait une petite je-sais-tout à la limite de l’arrogance parfois. Dommage.
Cependant, je reconnais qu’on passe outre assez rapidement pour se laisser porter par l’intrigue. Et comme je le disais un peu plus haut, la façon dont les personnages sont joués doit vraiment varier selon les personnes qui lisent. Ce défaut ne concerne donc pas tous les audiobook mais celui-ci en particulier.

Quoiqu’il en soit je compte bien continuer mes expériences d’audiobook, d’abord avec la suite de la saga Autre-Monde, parce que je suis lancée et j’adore cette façon de lire, et plus tard avec d’autres romans. J’en ai d’ailleurs déjà un tout désigné!

Mon avis rapide sur le début de la saga, les tomes 1 et 2 d’Autre-Monde.

J’avoue que je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi jeunesse – je pensais plutôt à du YA avant de commencer –  et c’est ce qui m’a un peu déçue au début. Cela dit le récit est efficace et les mystères à résoudre nombreux, ce qui en fait une lecture divertissante et facile à lire. (Soit dit en passant le tome 1 sur l’île Carmichael m’a pas mal fait penser au tome 1 du Cas Jack Spark de Victor Dixen que j’avais énormément apprécié). Je me suis donc laissée entraîner et même si je ne pense pas mettre un coup de coeur à cette saga je dois dire que j’apprécie beaucoup ma lecture. On verra la suite 😛

Bilan Lectures – Mon Best of 2016 et bilan Goodreads

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Cette année, mon score final a beau être décevant, je constate au moment de faire mon #TopTen2016 que je me suis bien fait plaisir sur mes lectures! Je crois bien me souvenir qu’à un moment donné je me suis dit « go pour les lectures plaisir, ça fait longtemps que je ne me suis pas lâchée »… Et je vois que ça a marché. Sur seulement 61 livres lus dans l’année, impossible de me limiter à 10 livres… Je compte pas moins de 12 lectures coup de cœur ou quasi-coup de cœur. (et je ne vous parle même pas des excellentes lectures) Petite rétrospective du best of 2016 rien que pour vous:

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De la bonne vraie fantasy!!

Robin Hobb se confirme comme étant MA dernière révélation en littérature fantasy. J’en suis irrémédiablement fan! ❤

Intégrale 2 de l’Assassin Royal, de Robin Hobb (Chronique tome 4, tome 5, tome 6)

Intégrale 1 des Aventuriers de la Mer, de Robin Hobb (Chronique)

Intégrale 2 des Aventuriers de la Mer, de Robin Hobb (Chronique)

La Peur du Sage, de Patrick Rothfuss (Chronique Partie 1 et Partie 2)

La Dernière Terre, de Magali Villeneuve (Chronique tome 1 et tome 2)

Les Terres de l’Est, de Chloé Chevalier (Chronique)

 

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Le reste: roman historique, thrillers, et romans particulier 😉

Outlander intégrale 2, de Diana Gabaldon (Chronique)

Miss Pérégrine et les Enfants Particuliers, de Ransom Riggs (Chronique)

Il Reste la Poussière, de Sandrine Collette (Chronique)

Sur Ma Peau, de Gillian Flynn (Chronique)

Le Coeur des Louves, de Stéphane Servant (Chronique)

Le Matin en Avait Décidé Autrement, de Salomé Vienne (Chronique à venir)

Vraiment je ne peux que vous conseiller ces livres et ces auteurs qui m’ont fait vivre mes plus belles heures de lecture sur l’année 2016. Ce sont des livres qui m’ont fait chaud au coeur! J’espère que vous avez vous aussi fait de belles découvertes cette année. N’hésitez pas à me conseiller en commentaires vos pépites, ces romans qui vous font dire « mais il faut le lire!! » 😉

Je vous dis à très vite et vous souhaite en attendant un très joyeux Noël et plein de bonheur!

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Novembre 2016 – Bilan lectures

Bon, c’est officiel, j’ai dû revoir mon objectif du Goodreads Challenge. L’an dernier j’étais presque à 90, donc cette année je m’étais dit : défi, tu liras 90 bouquins! Heu… On est presque mi-décembre et je suis LOIN LOIN des 90. Mais tout ça pour dire que j’ai encore eu un « petit mois » en Novembre. Je fais ce que je peux, je suis un peu frustrée sur les bords de ne pouvoir lire plus mais c’est comme ça. En l’occurrence, je suis quand même contente car je me suis donné un bon coup de fouet il y a un mois et ça a marché: j’ai réussi à ne me concentrer que sur les services de presse

En Novembre 2016, nous avons donc:

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Sur ce, je continue et je m’accroche sur ma lancée de services de presse. Je suis actuellement au début du roman de Salomé Vienne, Le Matin en Avait Décidé Autrement, publié aux éditions Mnémos. Ce livre semble plein de promesses! Je vous en reparlerai vite j’espère 😉

Bonnes lectures à toutes et tous!

Le Vent de Feu #1 : Les Secrets d’Aramanth, de William Nicholson

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Dans la cité d’Aramanth, chacun, homme, femme ou enfant, ne vit que pour les périodiques examens qui garantissent à l’individu bien-être matériel et promotion sociale en cas de réussite – ou le condamnent à la pauvreté et au mépris général en cas d’échec. Le jour où Kestrel se rebelle contre ce système, c’est toute sa famille qui est châtiée et humiliée… La jeune fille et son frère jumeau, Bowman, sont obligés de fuir Aramanth, à la recherche de la clef du mystérieux Chanteur de Vent, dont seule la voix pourrait restaurer le bonheur et l’harmonie dans la ville. Pour cela, il leur faudra affronter le pouvoir du terrible Morah…

Il y a de ça quelques temps, un bon moment en fait, je découvrais l’avis de Books & Socks sur la trilogie du Vent de Feu, de William Nicholson. Et j’étais surprise de découvrir pour la première fois cette saga dont je n’avais jamais entendu parler. Books & Socks ne tarissant pas d’éloges, j’avais été on ne peut plus intriguée d’être passée à côté pendant mon adolescence. Aussi quand je suis tombée sur la trilogie complète au vide-bibliothèque de ma ville, je n’ai pas hésité.

J’avais très envie de me lancer, et sur une impulsion (comme pour la plupart de mes choix de lecture) j’ai entamé le tome 1 la semaine dernière. Maintenant que j’ai tourné la dernière page de ce premier tome, je dois dire que je suis un peu sceptique.

D’une part j’ai beaucoup aimé l’univers. C’est assez étonnant de voir le genre d’idées développées dans ce livre, des idées qu’on retrouvera plus tard dans Divergente ou Hunger Games. Alors que personne n’a vu passer les Secrets d’Aramanth, tout le monde a acclamé Hunger Games et Divergente alors qu’à l’évidence aucun des deux n’avait écrit quelque chose d’inédit. Mais je dis ça je dis rien. Et puis il faut bien que je reconnaisse avoir adoré ces deux sagas dystopiques. Mais revenons à nos moutons.

Le Vent de Feu nous introduit dans un univers dystopique original pour l’époque, riche d’un imaginaire foisonnant, avec de belles idées défendues par nos personnages principaux, Kestrel et Bowman. Je pense clairement que le public visé par l’auteur était plus jeune que celui de Hunger Games ou Divergente. Alors que HG et Divergente s’adresse selon moi aux 15 ans et plus, le Vent de Feu semble plus s’adresser aux 10-15 ans. Cela étant, je trouve judicieux la façon dont l’auteur amène des thèmes tels que la liberté de penser, l’amour, la compassion, l’humilité ou la générosité. D’ailleurs puisqu’on parle de compassion et de génrosité, j’ai été très touchée par le personnage de Mumpo et par le regard que lui portent les jumeaux, un regard qui va évoluer et prouver qu’il ne faut jamais juger les gens avant de les connaître.

D’autre part j’ai globalement bien apprécié les aventures vécues par les jumeaux. Le schéma est très classique : la quête d’un objet magique sensé délivrer le peuple d’Aramanth… Mais les aventures sont sympathiques. Certaines m’ont plus plues que d’autres bien sûr (le peuple de la boue, les noix de gadoue, les Vieux Enfants…) mais l’ensemble reste agréable.

Toutefois, ce qui me rend sceptique est la façon dont la fin nous apporte très peu de réponses ! Je suis assez frustrée de ne pas en avoir appris plus. Déjà, qu’est-ce que le Morah ? Quel type de puissance est-ce ? D’où vient-il et pourquoi voulait-il tenir le peuple d’Aramanth en laisse ? Et qu’est-ce que le Chanteur de Vent ? Pourquoi a-t-il été mis là ? Et cet Empereur ? Depuis quand était-il enfermé ? D’ailleurs, pourquoi était-il enfermé ?

En bref, j’ai bien aimé ce premier tome et l’univers développé : les éléments dystopiques, les aventures vécues par les jumeaux, les valeurs soulignées par l’auteur… Toutefois je suis déçue de ne pas avoir eu d’explications quant aux grands éléments de cette histoire : le Morah, la Chanteur de Vent, l’Empereur. Je réserve donc mon avis jusqu’au tome suivant car j’ai besoin de savoir si mes questions trouveront un jour leurs réponses !

SP#55 – I.R.L., d’Agnès Marot

I.R.L.

Chloé Blanche a grandi à Life City. Comme tous ses habitants, elle ignore qu’ils sont filmés en permanence. Elle ignore qu’ils sont un divertissement pour des milliers et des milliers de foyers. Elle ignore qu’ils sont les personnages de Play Your Life, l’émission qui fait fureur hors de Life City, IRL. Elle ignore surtout à quel point ils sont manipulés. Lorsqu’elle rencontre Hilmi, le nouveau à la peau caramel, elle tombe immédiatement amoureuse. Mais ceux qui tirent les ficelles ne le lui destinent pas. C’est ainsi qu’elle découvre la nature de tous ceux qui vivent à Life City : les personnages d’un immense jeu vidéo.

Bon, le moment est venu. Le moment de vous faire une chronique qui ne va pas être très facile à écrire. La chronique d’I.RL. d’Agnès Marot, soit LE roman que j’avais très hâte de lire, surtout après le buzz qu’il a suscité sur la blogosphère. Moi qui ai pourtant l’habitude d’écrire mes chroniques comme elles me viennent sans me prendre la tête, il m’arrive parfois, exceptionnellement, d’hésiter sur ce que je vais dire. Tout particulièrement quand j’ai l’impression que mon avis va aller à l’encontre de l’ENSEMBLE de la blogosphère. Je repense par exemple à Nos Étoiles Contraires, que tout le monde avait encensé alors que moi j’avais trouvé ça sympathique, sans plus (en fait le pathos à l’excès me bloque vraiment). Bref, pour revenir à I.R.L. qui fait en ce moment le bonheur de la blogo, il se trouve que j’ai vraiment aimé beaucoup de choses dans ce roman, mais que j’ai aussi buté sur quelques éléments. La difficulté qui vient maintenant se rajouter dans l’écriture de cette chronique est que j’ai pu échanger avec l’auteure sur Twitter pendant ma lecture et que Agnès Marot m’a parue une personne adorable, drôle et très accessible. Ce qui me fait encore plus hésiter à écrire cette chronique. J’ai le trac quoi. Mais j’ai toujours essayé d’être honnête dans mes avis et ce n’est pas aujourd’hui que je vais changer ma façon d’écrire. Je vais donc dire ce que j’en ai pensé, points positifs ET négatifs, en espérant n’offenser personne – et surtout pas l’auteure – et en espérant que ma chronique sera constructive.

Tout d’abord, j’ai adoré le thème de ce roman. Une histoire inspirée des Sims et du film The Truman Show : ce n’est pas tous les jours que l’on croise ce genre de thème ! L’intrigue m’a donc beaucoup plu, de même que les sous-thèmes abordés tels que l’emprise des medias sur notre vie quotidienne, la mise en scène que l’on peut faire de notre vie grâce/à cause d’outils tels que Facebook ou Snapchat (ou autres), les dangers et les absurdités de la télé-réalité, autant de problématiques qu’il est bon d’aborder avec « les jeunes d’aujourd’hui » (dit la vieille de 25 ans que je suis ^^’) En fait je dirais que j’ai aimé l’histoire en elle-même, les thèmes abordés ainsi que l’intrigue, mais que j’ai un peu été gênée dans la façon dont les choses sont présentées ou développées. J’ai eu l’impression de tomber à l’occasion sur des « flottements », avec parfois des éléments de l’intrigue sur lesquels on passe bien trop vite.

*Attention aux spoilers*

Déjà j’ai tiqué au tout début de l’histoire, quand Chloé découvre qu’elle n’est pas réelle mais virtuelle, un personnage de jeu inventé de toutes pièces. Elle apprend qu’elle n’existe pas en vrai… et elle l’accepte, sur la parole d’un mec qu’elle n’a jamais vu et qui apparaît soudain en hologramme au milieu de sa chambre. Il me semble qu’à sa place, il me serait plus facile d’accepter que je deviens folle qu’accepter l’idée que je n’existe pas vraiment. Cela dit je reconnais que ce passage amène une réflexion philosophique intéressante – coucou le mythe de la caverne de Platon et le « je pense donc je suis » de Descartes.

D’autre part, j’ai trouvé vraiment peu réaliste la façon dont Chloé fait tout de suite confiance à Link. Personnellement, Link est un personnage qui m’a immédiatement rendue méfiante. D’autant qu’il faut sans doute avoir un petit souci psychologique pour tomber amoureux d’un personnage fictif qu’on incarne…..

À force de passer toutes mes journées dans ta peau (…) je suis tombé amoureux de toi.

Euh ok… Y’a que moi qui trouve ça malsain ?! Ouf, non. Après avoir trouvé ça « bizarre » un bon nombre de fois Chloé finit par reconnaître elle-même que c’est « malsain » p. 229. Il faut quand même presque la moitié du livre pour voir enfin écrit noir sur blanc ce qu’on pense depuis le début !

Non Link, ce n’est pas moi que tu aimes mais toi seul. Tu es tellement orgueilleux que tu tombes amoureux de ton double féminin, ta créature.

À ce stade de ma lecture je me suis rendue compte que je n’étais peut-être pas le bon public pour ce livre. Le livre est sans doute destiné à un lectorat plus jeune, qui a besoin qu’on le tienne par la main pendant sa lecture. Comme si l’auteure nous faisait une démonstration par A + B pour enfin nous amener à la conclusion C à laquelle on est déjà arrivés depuis un moment.

D’autant qu’à plusieurs reprises j’ai trouvé les choses « trop faciles ». Petit extrait pour l’exemple, p.406 :

Ils sont déstabilisé, confus. Certains se mettent à pleurer, d’autres questionnent leur voisin sans obtenir de réponse.

– N’ayez pas peur ! hurlé-je à travers la foule. Ces émotions que vous ressentez n’appartiennent plus qu’à vous désormais. Plus personne ne pourra vous les imposer. À partir de maintenant nous sommes tous ensemble.

Ma voix se répercute sur la grand-place, des centaines de lèvres la colportent, l’amplifient pour lui donner vie. Bientôt les sourires remplacent les grimaces choquées, et quelques rires s’élèvent au-dessus de nous.

Hum. Il me semble quand même qu’une foule en panique ne se maîtrise pas si facilement que ça IRL. (huhu)

Enfin, un dernier truc qui m’a gênée est le manque de naturel dans les réactions de Chloé. J’ai déjà parlé du fait qu’elle accorde sa confiance trop vite – mais on peut éventuellement arguer qu’elle est encore naïve et n’a pas encore connu la cruauté du vrai monde. Je pourrais aussi parler des phrases bateau toutes faites que Chloé sort à intervalles réguliers telles que « je te remercie infiniment de l’aide que tu nous apportes ». Cependant ce manque de naturel m’a surtout paru dur à avaler quand on réalise qu’elle renonce à la vie de sa mère pour le « bien commun ». En vrai, j’ai été assez choquée par ça. Elle renonce à sa mère plus d’une fois en plus ! Alors certes c’est pour « the greater good » (poke aux fans d’HP) mais… de là à sacrifier sa propre mère ?! Sérieusement, qui serait vraiment capable de sacrifier sa maman pour le bien des autres ?! Pas moi en tout cas.

* Fin des spoilers *

Voilà voilà. Je suis venue à bout de tout ce que je voulais dire sur ce roman. Donc pour résumer : j’ai adoré le thème de ce roman ainsi que son intrigue (le principe des IA qui veulent vivre leur vie librement était drôlement bien trouvé) cependant je regrette un peu ces éléments qui m’ont dérangée dans ma lecture. Il ne s’agit finalement pas vraiment du fond mais plutôt de la forme, de la façon dont les choses sont abordées et décrites. En attendant, je suis contente d’avoir trouvé un livre original qui possède la force de remettre en question des choses de plus en plus banales dans notre vie ultra-connectée, quand on ne se rend plus compte de l’aspect contre-nature de rendre volontairement publiques des choses du domaine privé. Avec un peu de chance, ça éveillera des choses dans la conscience de certains jeunes lecteurs ! Je terminerai par le petit bonus de cette lecture : la beauté du livre-objet, entre blanc pur et fushia, une couverture parfaite et un look moderne qui ne manquera pas d’attirer le regard !

Merci à Agnès Marot et aux éditions Gulf Stream qui m’ont permis de découvrir ce roman!

frise

imaginaire