La Peur du Sage – Seconde Partie, de Patrick Rothfuss

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Dès l’enfance, Kvothe a connu un destin d’exception. Mais même aux heures les plus sombres, jamais il n’a cessé de chercher les réponses. De se révéler au monde à travers le chant de la magie. Aujourd’hui, il est à l’orée du chemin terrible et fabuleux qui fera de lui un héros… Quel est le prix à payer lorsqu’on devient une légende de son vivant ?

Bien bien bien. Maintenant que le tome 2 est terminé, ne reste plus à affronter que la longue attente avant l’éventuelle hypothétique sortie du tome 3. Un jour peut-être.

J’achève donc à l’instant La Peur du Sage Deuxième Partie, de Patrick Rothfuss. Je suis à la fois heureuse d’être enfin à jour sur cette série, et en même temps triste car ce qui est lu ne sera plus à lire. Quel bonheur que cette saga. C’est du petit lait. Ça s’apprécie comme on apprécie de siroter sa boisson préférée à la terrasse d’un café l’été (si possible après avoir passé une journée éprouvante). C’est comme déguster avec délices chaque bouchée d’une pizza quatre-fromages après des mois de régime. Quoi, mes comparaisons manquent de poésie ou de délicatesse ? Peut-être. Mais peut-être aussi que vous aurez compris, au moins en partie, le bonheur que procure cette lecture.

Je dois dire que finalement, si on considère tout le tome 2 dans son ensemble, les différentes aventures vécues par Kvothe constituent un ensemble assez équilibré. On a un peu de tout : de la baston, des exploits, de la féérie, de l’amour – physique ET romantique, de l’apprentissage, des épreuves et aussi une réputation qui enfle et qui enfle. Autant j’ai trouvé comme une léger ralentissement du récit lors du séjour avec Felurian, autant j’ai adoré une foule d’autres éléments, dont le passage avec l’arbre Ctaeth et surtout, mon passage favori : l’apprentissage chez les Adems

Enfin pour ce qui est du fil rouge de l’histoire, à savoir la traque des Chandrians, on n’avance pas beaucoup mais on grappille quelques informations ici et là qui apportent de l’eau au moulin. Et dernier élément, je crois que Bast a encore quelques mystères à révéler. De même que Kvothe a encore des choses à dire il semblerait. En bref, à quand la suite ???

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Coup de coeur

PS: Sérieusement, si vous n’avez toujours pas commencé cette saga, qu’attendez-vous pour le faire?!

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SP#51 – L’Épouse de Bois, de Terri Windling

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Je suis tellement heureuse d’avoir enfin pu lire ce livre qui me tentait énormément depuis longtemps. Je dois cette lecture à la maison d’édition Les Moutons Électriques que je remercie encore au travers de Meredith, leur attachée de presse. Chaque livre que je lis paru chez eux me convainc que, vraiment, leurs livres valent le détour !

Cette fois-ci, j’ai pu lire un roman paru en 2010 et écrit par Terri Windling qui a d’abord été connue comme éditrice avant de prendre la plume. On m’avait vanté ce roman comme de la fantasy dans le désert. Honnêtement, comment vouliez-vous que je résiste à un tel descriptif ? De la fantasy – ok, je dis oui sans réfléchir, et un cadre désertique… Vous savez bien que je tombe presque tout le temps sous le charme des grandes étendues arides et dépouillées.

Bon, pour le coup il faut que j’admette avoir mis du temps à rentrer dans l’histoire. Il faut dire aussi que l’auteur a pris le parti de nous égarer volontairement dès les premières pages, avec des paroles et des personnages qu’on n’arrive ni à situer ni à comprendre. Ça m’a laissée un peu sceptique… mais évidememnt je suis passée outre et me suis accrochée à ce que je comprenais : l’arrivée de Maggie Black dans les Rincons. Et de fil en aiguille, entre les lettres retrouvées, les peintures, la poésie et les personnages secondaires tels que Dora ou Johnny Fox je me suis laissée prendre par l’histoire et par le style de l’auteur. Et bien sûr, je me suis laissée charmer par le désert, par les « forêts » de saguaros, par les couleurs du coucher de soleil sur les pierres et le sable.

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Sans parler du mystère des esprits de la terre, du ciel… les esprits du désert, ces anges gardiens, ces présences tour à tour angéliques et démoniaques mais toujours plus présentes. Peuvent-elles expliquer la mort étrange de Cooper, retrouvé noyé dans une rivière asséchée ?

J’ai beaucoup aimé le mélange que fait l’auteur entre art et désert, poésie et fantasy. L’importance accordée à l’art m’a beaucoup parlée, tant la peinture (l’hommage aux œuvres de Brian Froud n’est pas voilé) que la poésie qui vient exprimer la beauté du désert et à travers elle la beauté de la vie. Et même si je n’ai pas grand chose à en dire j’ai aimé le dénouement (le double dénouement même : celui de l’intrigue et celui du personnage principal), j’ai été convaincue par l’auteur. Le temps qui ne serait ni linéaire ni un cycle mais une spirale, les hommes qui pensent faire des esprits des œuvres d’art alors qu’à l’inverse, ce sont eux les œuvres d’art des esprits qui se jouent d’eux…

Ma chronique part un peu dans tous les sens, mais je crois que vous aurez compris. L’Épouse de Bois est un très beau livre dont je ressors avec cette mélancolie des Rincons, des coyotes et des cactus… avec la mélancolie de cette magie du désert, si bien illustrée par Terri Windling. Un subtil mélange entre art, désert et magie (d’ailleurs est-ce un hasard si l’héroïne s’appelle Maggie ?) qui vaut le détour !

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SP#18 – Morwenna, de Jo Walton

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Morwenna est un roman que j’avais très envie de découvrir depuis un moment. En fait depuis le moment où Eirilys m’en a parlé, et elle m’en a parlé avec beaucoup d’amour dans la voix. Si si ! Je me fie beaucoup à l’avis d’Eirilys car nous avons pas mal de points communs en matière de lecture, mais nous sommes malgré tout différentes et n’avons pas toujours les mêmes coups de cœur. C’est ce qui s’est passé avec Morwenna.

Je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce roman et je n’ai pas non plus été « possédée » par lui. Ça fait bizarre dit comme ça, mais je suis sûre que les grands lecteurs savent de quoi je parle. « Être possédée » par un livre est LE critère vital, à mes yeux, pour faire d’une lecture un coup de cœur. Je définis ça par le sentiment de manque du livre ressenti quand on suspend sa lecture. C’est quand l’univers ne nous quitte pas et s’installe en toile de fond dans notre esprit, même quand on fait autre chose. C’est un roman auquel on appartient.

Pour revenir à mon avis sur Morwenna, je n’ai certes pas été possédée par ce roman, il n’empêche que j’ai beaucoup apprécié cette lecture que j’ai trouvé très spéciale.

Contrairement à ce que j’imaginais, il s’agit d’un livre assez dense malgré son format et malgré l’écriture sous forme de journal intime. L’ambiance y est aussi très spéciale, un peu mélancolique, comme résignée, et pas vraiment légère. En effet notre héroïne a subi un accident traumatisant, la privant de sa sœur mais aussi de l’usage normal d’une de ses jambes. Sans parler de sa mère, dont l’ombre inquiétante plane sur toute l’histoire.

Je ne vous cacherai pas que la principale raison qui m’a fait aimer ce roman c’est le rapport à la magie et aux fées qu’entretient notre héroïne. Elle y croit, elle les voit, elle leur parle… Et elle en parle de façon tellement réaliste et vraisemblable qu’on en aurait presque envie de sortir en pleine nature, de s’asseoir dans l’herbe et d’essayer d’apercevoir ces « êtres ». Parce que oui, pourquoi pas ? Peut-être sommes-nous trop terre à terre, trop adultes pour les apercevoir. Peut-être en effet que Tolkien les voyait. Malheureusement pour moi j’ai les oreilles percées depuis toujours, alors je pense que c’est râpé en ce qui me concerne. Il n’empêche que ça fait rêver !

J’ai aussi beaucoup apprécié que l’héroïne soit une grande lectrice ! Elle dévore tout ce qui lui tombe sous la main et je connais ça. Malheureusement je ne lis pas de SF alors j’ai eu du mal avec toutes les références… Mais j’avoue avoir retenu quelques titres, notamment le cycle des Princes d’Ambre mais aussi Triton, entre autres. Il faudrait vraiment que je teste ce genre. J’ai toujours eu peur de ne pas tout comprendre… Mais je ne perdrais rien à essayer !

La vision du monde de Morwenna est simplement géniale. Comme tout semble tourner autour de la magie… Son quotidien se transforme alors en histoire. Les personnages secondaires ont également leur importance puisqu’ils donnent du relief à l’intrigue. C’est assez intéressant de comparer la vision que Morwenna a d’eux avec la façon dont nous lecteurs les verrions à sa place. Le rôle de Wim, Daniel, ses sœurs, Sam… et la mère bien sûr. Il y a comme deux niveaux de lecture et c’est ce qui fait la profondeur de ce récit.

En bref, ce roman a su me surprendre, parce que je m’attendais à autre chose, mais également me plaire par l’intelligence, la maturité et aussi, paradoxalement, la naïveté de son héroïne. Elle est un juste mélange entre l’enfant et l’adulte et c’est ce qui rend sa voix si particulière. Son rapport à la magie nous donne tellement envie d’y croire… C’est comme ranimer un feu qui ne s’est jamais vraiment éteint. En somme, je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce livre, et je ne sais pas si je pourrais dire que j’ai adoré… mais il a touché chez moi quelques cordes sensibles. Une lecture spéciale, originale et unique.

Un grand merci aux éditions Denoël

L’épouvanteur Tome 1 – L’apprenti épouvanteur, de Joseph Delaney

Depuis le temps que j’avais envie de me lancer dans cette saga, c’est enfin chose faite! Et je ne suis pas déçue! ❤

Alors certes ils s’agit d’une histoire jeunesse mais qui a beaucoup de charme! Honnêtement, si j’avais eu quelques années de moins, ce livre aurait vraiment pu me faire peur! Il faut dire que l’auteur ne ménage pas son lecteur et décrit parfois des choses un peu « dark » pour un public si jeune. Mais il arrive avec brio, je ne sais trop comment, à créer une atmosphère très plaisante: des jeux d’ombres, une chandelle qui vacille dans le noir, un mystère autour de la mère de Tom (mais qui est-elle vraiment?), des sorcières malfaisantes (et vraiment terrifiantes!) et des esprits plus ou moins gentils… et puis Alice, dont on ne sais jamais si elle est gentille ou méchante. En fait, la narration est simple (un peu trop simple pour des adultes) mais l’atmosphère nous emporte malgré nous: c’est sombre, mystérieux et magique. Je n’ai finalement pas grand chose à dire de plus si ce n’est que j’ai hâte de lire la suite!

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PS: il s’agit du deuxième livre que je lis dans le cadre du Cold Winter Challenge! 🙂

Score: 2 / 14

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Top Ten Tuesday #4 – Les 10 objets magiques

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. 
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

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Le thème de cette semaine:

Les 10 objets magiques que j’aimerais posséder.

  • Le Retourneur de Temps (Harry Potter) Parce que l’objet en lui-même est magnifique et parce que ce serait bien pratique non? 😀 Le chéri m’en a offert un l’année dernière mais ça ne doit pas être le vrai car il ne fonctionne pas… ⭐

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  • La Cape d’Invisibilité (Harry Potter) Bon inutile d’expliquer, je pense… Tout le monde voit très bien l’intérêt phénoménal que pourrait représenter une cape d’invisibilité. Tous les secrets, les scoops et les informations diverses qu’on pourrait obtenir grâce à elle. Sans parler de se balader incognito quand on le souhaite.
  • Une baguette magique (Harry Potter) Bien sûr, LE grand classique: l’instrument de la volonté et de la magie par excellence. Grâce à Pottermore, je sais que la mienne serait comme ça:

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  • Un balais de sorci(è)r(e) (Harry Potter) En grande fan de Harry Potter (sans blague), j’ai bien sûr imaginé des tas de fois l’effet que ça doit faire de filer dans les airs à toute vitesse, le vent dans les oreilles, l’adrénaline et le sentiment de liberté.
  • Les jumelles (Harry Potter) Mais si, vous savez, celles qu’Harry achète à la Coupe du Monde de Quidditch dans le tome 4, avec les options ralenti, arrêt sur image et les explications des différentes figures aériennes. J’avais beaucoup aimé cette invention!
  • Le Miroir du Rised (Harry Potter) Parce que je me suis toujours demandé ce que j’y verrais……

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  • L’horloge de Mme Weasley (Harry Potter) Afin de garder un oeil sur tous les gens que j’aime, même quand ils ne sont pas là ❤
  • Dard, l’épée de Frodon (Le Seigneur des Anneaux) Forgée par les elfes de Gondolin au Premier Âge, elle brille d’une lueur bleue lorsque des orques approchent. Ce serait juste pour le luxe d’avoir une épée elfique – c’est pas rien quand même!
  • L’Aléthiomètre (A La Croisée des Mondes) C’est la fameuse boussole magique de Lyra, qu’on peut d’ailleurs admirer sur la couverture de l’Intégrale de la trilogie. Je ne suis pas sûre que je saurais m’en servir mais c’est un objet génial qui révèle la vérité quand on sait poser les bonnes questions. (Je me comprends)

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  • Le sac de Mary Poppinscopié par Hermione 😉 (Mary Poppins) Bon, je suis une fille et comme beaucoup de filles, je mets toujours trois tonnes d’affaires dans mon sac. Et au plus j’ai de place dans le sac, au plus je le remplis (gnnn…). Donc ce sac serait idéal: pouvoir mettre plein de choses dedans sans pour autant l’alourdir ou augmenter sa taille. 

mary-poppinsVoilà, c’était mon Top Ten, avec seulement 3 éléments sur 10 non reliés à Harry Potter – mais j’assume.

Harry Potter Generation!