SP#40 – Le Pacte des Menteurs, de Rebecca Whitney

le pacte des menteurs

Rachel et David sont l’image même du jeune couple heureux et comblé. Une belle maison à Brighton, une société de production florissante… Jusqu’à cette nuit où Rachel, au volant de sa voiture, cause la mort d’un homme. Un pacte terrible va alors lier les époux à jamais, et les apparences si bien préservées commencent à se fissurer. David et Rachel tentent de reprendre le cours normal de leur existence, mais Rachel, rongée par la culpabilité, se laisse happer par une spirale autodestructrice qui attise les obsessions les plus sombres de David, manipulateur et possessif, et fait remonter en elle des souvenirs d’enfance longtemps refoulés. Rachel parviendra-t-elle à affronter son douloureux passé et à trouver l’absolution pour son crime?
À travers le portrait d’une femme prisonnière d’un mariage toxique, Rebecca Whitney nous montre que, bien souvent, notre part d’ombre n’est en fait qu’un écran de fumée destiné à dissimuler une vérité à laquelle on cherche à échapper…

Ouf, je ne vous cache pas que je suis soulagée d’être enfin venue à bout de ce roman. Ça fait un moment maintenant que cette lecture était « en cours » mais je dois dire que je trainais un peu des pieds.

Comment vous expliquer? J’ai trouvé que ce roman était intéressant et même bien écrit, vraiment un bon premier roman, mais je n’ai pas vraiment adhéré. Déjà je m’attendais à plus de suspense. J’adore les thrillers psychologiques et j’espérais que ce roman me tiendrait en haleine mais ça n’a pas été le cas. Alors il est vrai que le côté psychologique est bien là, mais peut-être un peu trop pour moi. Il y a même eu des passages où je me suis un peu ennuyée. Vers le milieu. En fait l’auteur s’est penchée de façon très intéressante et approfondie sur le caractère psychologique du personnage principal Rachel, mais un peu au détriment du rythme du roman. D’autre part, cette lecture m’a un peu déprimée. Beaucoup d’éléments noirs dans ce roman, ce qui crée un peu une ambiance que je qualifierais de malsaine: une femme adultère, un homicide involontaire non-déclaré et même dissimulé, une toile de mensonges qui s’épaissit, une relation complètement déséquilibrée entre Rachel et son mari David, qui la domine et la contrôle dans tous les aspects de leur vie, les horribles souvenirs d’enfance de Rachel qui remontent, ses expérience sur le parking… Il y a vraiment de quoi mettre le lecteur mal à l’aise. Pour peu que vous n’ayez pas trop le moral au moment de la lecture, il n’y a pas mieux pour vous plomber un peu plus. En fait, cet aspect sombre du roman serait sans doute mieux passé avec une bonne dose de suspense mais voilà: il n’y en avait pas. Ou si peu. Peut-être que, tout simplement, ce n’était pas le bon moment pour moi pour ce genre de livre…

En bref, je dirais que ce roman est intéressant au vu du travail que l’auteur a su faire sur le portrait psychologique du personnage principal, il est d’ailleurs bien écrit et la narration présent-flashbacks est bien maîtrisée. Cependant, le manque de suspense et la noirceur du récit m’ont vraiment freinée dans ma lecture, ce qui explique le temps que j’ai mis pour la terminer. Maintenant, il se peut bien que ce n’était juste pas le bon moment pour moi. Peut-être que ce le sera pour vous? 🙂

Les Lieux sombres, de Gillian Flynn

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Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de 15 ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l’innocence bafouée.

Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s’est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique.

Encouragée par une association d’un type très particulier, elle accepte pour la première fois de revisiter les lieux sombres de son passé. C’est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu’une vérité inimaginable commence à émerger.

Bon, il serait temps de vous écrire ma chronique de ce livre! Je l’ai fini il y a bientôt une semaine, j’en ai d’ailleurs entamé un nouveau… Bref, il est temps.

Je vais avoir du mal à parler de ce livre je pense… D’une part il m’a bien plu mais d’autre part il m’a aussi légèrement déçue car je n’ai pas eu l’étincelle. Je vais vous expliquer…

Déjà… le livre se lit bien, facilement. Le style est fluide (ce qui est quand même nécessaire dans un thriller) et parfois un peu « brut » mais ça passe au vu du personnage principal, Libby, qui est elle-même un peu brute de décoffrage. Alors je dois avouer que je n’ai pas éprouvé beaucoup de sympathie pour ce personnage, qui, suite au drame qu’elle a vécu petite et des malheurs qui ont suivi, est devenue une femme désagréable, égoïste, intéressée et cleptomane pour couronner le tout. Bien sûr, c’est audacieux de faire de son personnage principal un personnage antipathique et je sais que ça peut marcher (ex: Juste Une Ombre, de Karine Giébel) mais là je crois que ça m’a un peu…freinée. En revanche je me suis tout de suite attachée au personnage de Ben, un ado mal dans sa peau, amoureux, constamment « embêté » par toutes les filles de sa maison qui lui tournent autour, un mélange touchant entre rébellion et innocence qui nous rappelle de manière très juste ce qu’être ado signifie.

Mais revenons à l’histoire. Nous allons donc suivre Libby, au temps présent, qui va se replonger dans ses souvenirs du drame un peu contre son gré (juste pour le fric en fait), mais également Ben (le frère) et Patty (la maman) au temps passé, dans leurs activités pendant toute la journée juste avant le drame, presque heure par heure.

Comme souvent dans ce genre de romans, l’alternance passé/présent fonctionne bien. Ce que j’ai le plus aimé dans Les Lieux sombres c’est comment chaque chapitre nous donne un peu plus d’éléments, un peu plus d’indices qui nous font deviner qu’on chauffe, qu’on se rapproche de l’explication… Et on sent qu’on a toutes les ficelles en main mais on reste quand même incapable de démêler les nœuds. On passe son temps à se demander « Mais comment ça a bien pu en arriver là?? »

Un autre élément qui m’a beaucoup plu dans ce roman est le dénouement. Sans vous spoiler, le dénouement est tout à la fois logique, libérateur mais perturbant. Car on se rend compte finalement que les gentils ne sont pas toujours tout blancs et les méchants pas toujours tout noirs. On se rend compte aussi que la frontière entre la vie normale et l’irréparable est ténue, et qu’il suffit parfois d’un rien pour basculer.

Tout ça pour dire que j’ai trouvé ce roman excellent dans son intrigue et son atmosphère, mais je crois qu’il m’a manqué une petite étincelle. D’abord, je pense que je m’attendais à plus de tension, de suspense… Il y en a bien sûr, mais pas autant que ce que j’espérais. Ensuite j’ai eu du mal à me mettre dans la peau de Libby (pour les raisons déjà mentionnées) du coup j’avais envie de connaître le fin mot de l’histoire mais juste pour moi, par curiosité, pas pour elle. Pas comme si j’étais à sa place quoi.

Donc, en bref, un excellent roman, une intrigue bien ficelée, un dénouement surprenant et perturbant mais il m’a manqué un petit quelque chose. Peut-être que je ne l’ai pas lu au bon moment, je n’étais peut-être pas suffisamment réceptive…….(??) En tout cas je vous le conseille quand même! (Parce qu’à part moi on dirait que tout le monde a a-do-ré ^^)

Score: 6/20 de ma PAL d’été

Juste une Ombre, de Karine Giebel

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Alors j’ai fini hier mon premier Karine Giebel. Il faut savoir que je me suis mise à lire cette auteure pour deux raisons 1) son grand succès sur la blogosphère qui m’a convaincue depuis longtemps, et 2) j’aurai peut-être la chance de la rencontrer d’ici quelques mois. J’ai donc attaqué Juste une Ombre qui me tentait énormément, surtout après avoir re-regardé la vidéo de Margaud Liseuse L’Auteur du Mois : Karine Giébel.

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde.
Tu manipules? Tu deviendras une proie.
Tu domines? Tu deviendras une esclave.

Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place.
Et puis un jour…
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.
À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche.
Juste une ombre.
Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré.
On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres.
On t’observe jusque dans les moments les plus intimes.
Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi.
Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule.
Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos.
Ou seulement dans ta tête?
Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Alors je tiens à vous prévenir que cette critique n’est pas garantie sans spoilers. Evidemment je ne vous révèle rien d’important sur l’histoire, aucune grosse révélation qui vous empêcherait de lire le livre, je ne révèle ni la fin ni qui est qui… Mais je me suis sentie obligée de parler de certains éléments secondaires pour vous expliquer ce que j’ai ressenti pendant cette lecture… Donc libre à vous de me lire – ce que j’aimerais que vous fassiez quand même, je l’avoue ^^

Comme je m’y attendais j’ai très vite été happée par l’histoire et par la tension qui s’instaure dès le début. J’ai tout de suite trouvé curieux et intéressant que l’héroïne du roman soit une personne finalement assez désagréable et peu sympathique. Sans être foncièrement mauvaise, on comprend vite que Cloé n’est clairement pas sympa. Future PDG d’une boîte de pub, elle est imbue d’elle-même et méprise les gens en-dessous d’elle, que ce soit dans sa société ou dans la société de manère générale. C’était quand même osé de baser son histoire sur une héroïne ni gentille ni attachante et pourtant ça fonctionne ! Et oui ! Parce que malgré nous, on va vite compatir avec Cloé, avoir pitié d’elle, de sa vie qui tombe en ruines petit à petit, elle qui perd ses repères un à un au fil de l’histoire. On va finalement s’attacher à elle, à notre propre surprise, quand on la voit devenir de plus en plus seule, face à l’injustice et la cécité de son entourage qui ne la croit pas et la traite de plus en plus comme une folle. Arrive alors l’inspecteur Gomez et lui on l’aime dès le début. Cette brute de décoffrage qui cache un grand cœur, et surtout une blessure profonde. Et là, quand on assiste enfin à sa rencontre avec Cloé, qu’on trouve enfin un flic qui la croit et va mener l’enquête, on pousse un grand soupir ! Car tout n’est pas fini mais lui va pouvoir l’aider c’est sûr ! La sauver même ! Et pendant ce temps, l’histoire se poursuit et malgré la présence rassurante de l’inspecteur Gomez, l’angoisse est de plus en plus pesante, tant pour Cloé que pour le lecteur. A l’image de Cloé, on a hâte que tout se finisse, on attend la délivrance. Car ce roman est quand même très noir et très dur. Pas dans le sens gore et sanglant, car vous ne verrez (presque) pas une goutte de sang dans ce thriller, mais sombre sur tous les autres points de vue : Cloé qui se fait manipuler, abuser, traiter de folle par tous ses proches, qui revit des images de son passé traumatisant, qui est seule et abandonnée, Gomez qui a récemment vécu une tragédie personnelle puis une tragédie professionnelle qui le font vaciller au bord du gouffre, ces deux êtres brisés par la vie et par les circonstances qui se rattachent l’un à l’autre comme à des bouées de sauvetage, avec l’énergie du désespoir, le personnage de Bertrand cet immonde sal**d, les petits mots répugnants du psychopathe qui joue avec sa proie comme un sadique… BREF, ce livre est noir, lourd et pèse sur le lecteur de plus en plus au fil de la lecture. Alors on attend avec impatience la fin qui viendra enfin alléger notre cœur de lecteur et délivrer la pauvre Cloé qu’on a fini par comprendre et par aimer. Et c’est là qu’on se prend la fin du livre en pleine poire. Comme une gifle qui claque et fait résonner les murs. Et ça fait mal ! Vraiment mal.

Pour résumer, je ne sais pas quoi penser de ce roman que j’ai trouvé très prenant et très effrayant par sa noirceur et l’intensité de l’angoisse qu’on ressent par compassion avec Cloé, mais qui m’a fait ressortir de ma lecture quasi-traumatisée, vraiment déprimée. Bon, je préciserai aussi que j’ai eu hier une journée très difficile et éprouvante et finir mon livre dans la soirée m’a un peu achevée. Il n’empêche que c’est un roman très efficace et je lirai sans doute un autre roman de l’auteur pour comparer.

SP #16 – Plus de morts que de vivants, de Guillaume Guéraud

IMG_20150411_123343Résumé

Dernier vendredi avant les vacances de février…

Les élèves et l’équipe pédagogique du collège Rosa Parks de Marseille s’apprêtent à passer une journée que personne n’oubliera.

Dès le début des cours, et sans aucun signe annonciateur, un virus foudroyant commence son travail implacable.

Des cheveux tombent. Du sang coule. Des os se brisent. Des gens meurent. Les élèves et les enseignants. Les adultes et les gamins. Le virus ne fait aucune distinction, n’aura aucun scrupule.
Ils tombent. Un à un. Mais pas tous. Pas tout de suite.
.
Mon avis
Et hop! Un autre SP terminé! Je dois vous avouer que ce livre m’a à la fois surprise, dérangée et… m’a plu, aussi. Il s’éloigne pas mal de ce que je lis habituellement, et ce roman a beau être un roman jeunesse, il ne m’a pas fait de cadeau. 

Je vous dirai très franchement que les premières descriptions gores du roman m’ont presque traumatisée (notamment le coup des dents qui tombent, brrr…). Ce virus qui se répand… Un matin, alors que je n’étais qu’au début du livre et que je lisais dans le bus, il a fallu qu’un homme derrière moi tousse pour me faire tressaillir. Quand je vous dis presque traumatisée… Mais finalement, comme pour la série Walking Dead, on finit par se faire aux giclées de sang (et autres joyeusetés du style) pour s’intéresser plutôt à la façon dont cette histoire est menée… et elle est bien menée. L’auteur est habile et se distingue par une plume qui lui est propre. Ce roman est à la fois terrifiant et extrêmement intéressant. Moi qui ai commencé ce livre en me disant « berk, pas mon genre du tout! », j’en ressors finalement avec un avis beaucoup moins négatif que ce que je pensais.

En bref, je dirais que ce roman est un roman bien gore (donc il faut se préparer un minium aux mares de sang) mais très bon dans son genre… et pas bête du tout. Une plume acérée, une critique déguisée de la société moderne (médias, sécurité nationale, santé publique…etc.). Un roman intéressant.

Merci aux éditions du Rouergue 🙂

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Je rajoute ce livre au 2015 Reading Challenge de Popsugar dans la catégorie suivante: 

✔ A book set in high school
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#SP8 – Miserabilis, d’Anthony Signol

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Titre : Miserabilis

Auteur : Anthony Signol

Editeur : Les Ardents Éditeurs

Prix : 19 €

J’ai reçu Miserabilis grâce à la dernière Masse Critique de Babelio et, après lecture, je peux vous dire que je ne regrette pas du tout d’avoir sélectionné ce livre. En réalité, il ne s’agit non pas d’un roman mais d’un recueil de trois nouvelles, trois « histoires terrifiantes » ainsi qu’indiqué sur la couverture.

D’ailleurs en parlant de couverture, remarquons que l’apparence du livre-objet est assez chouette. Un sorte de noir et blanc, une touche de rouge, une belle image entre zones floues et traits nets. Un mystérieux tentacule de poulpe dans le background ajoute un côté étrange à cette couverture mais ne gâche pas du tout son effet.

Mais revenons au contenu : j’ai dévoré les trois nouvelles. Anthony Signol a une écriture directe et efficace, qui nous fait rentrer directement dans le vif du sujet. En même pas une page, il arrive à brosser le portrait de plusieurs personnages de manière très réussie : il en dit assez pour cerner le personnage mais ne s’étale pas et va droit au but. Ça tombe bien puisque nous sommes dans une nouvelle. J’ai beaucoup aimé l’ambiance assez dark de ces histoires, bien que je sois déçue de ne pas avoir eu plus peur que ça. Je m’attendais à flipper à mort, comme quand j’avais 12 ans et que je lisais des romans de la Collection Peur Bleue, mais ça n’a pas vraiment été le cas. A la rigueur je peux vous avouer avoir ressenti une certaine dose d’angoisse dans la nouvelle Gallica… et qui du coup se trouve être ma préférée des trois. Si je devais donner un ordre de préférence aux autres nouvelles, je pense que je placerais Eternité en deuxième position, et Rédemption en troisième position (bien qu’assez proche de la deuxième place). J’ai beaucoup aimé le personnage principal d’Éternité et l’ironie du sort dans Rédemption. J’ai été légèrement déçue par les chutes des histoires, que j’espérais plus « coup de poing »… alors qu’on la voit arriver d’assez loin, ce qui est dommage. Par exemple, dans Rédemption j’avais bien compris dès le départ qui était la femme. Dans Éternité, rien que le titre nous fait deviner pourquoi le monde est différent. Mais bon… il est vrai que je n’avais pas tout-tout deviné. En plus, j’ai adoré les scénarios, très différents les uns des autres, et très captivants. Je pense qu’Anthony Signol a le sens du scenario car ses histoires tiennent la route, sont solides et bien menées et conservent l’intérêt du lecteur non-stop.

En bref, chaque nouvelle est un vrai plaisir de lecture et malgré des chutes moins spectaculaires qu’on aurait pu l’espérer, chaque histoire nous entraîne avec une facilité presque déconcertante dans une ambiance dark et étrange à souhait. Je regrette quand même un petit peu de ne pas avoir eu plus peur que ça… mais j’essaierai peut-être de lire L’Aube des Fous, du même auteur. Les frissons seront peut-être au rendez-vous cette fois-ci 🙂

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Février: Un recueil de nouvelles

gysmo

Je rajoute ce livre au 2015 Reading Challenge de Popsugar dans la catégorie suivante: 

✔ A book of short stories
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