SP#77 – Les Soeurs Carmines, tome 1: Le Complot des Corbeaux, de Ariel Holzl

Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône. Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

Pour être tout à fait honnête avec vous, la première chose qui m’a vraiment attirée dans cette lecture est son apparence. Cette couverture brillante, ce rouge profond, et cette identité graphique (qu’on doit à Melchior Ascaride, comme par hasard), l’objet livre m’a tout de suite tapé dans l’oeil. Puis quand j’ai lu sur le site des éditions Mnemos qu’il y avait une inspiration à la Tim Burton, je me suis dit qu’il fallait tenter!

Bon, autant le dire tout de suite: autant ma dernière découverte dans la collection Naos des éditions Mnemos avait été une magnifique surprise (Le Matin en Avait Décidé Autrement) autant cette lecture m’a un peu déçue.

Dans un premier temps, à la défense des Soeurs Carmines, il faut souligner qu’elles sont arrivées dans mes lectures juste après Gagner la Guerre, de Jean-Philippe Jaworski. Et comment dire…? Le contraste a été un peu rude, au détriment du roman d’Ariel Holzl et malgré tous les bons points de son livre.

D’autre part, je ne m’attendais pas à ce que le roman soit si… orienté jeunesse. Le Matin en Avait Décidé Autrement avait l’avantage de proposer plusieurs niveaux de lecture. Ici, j’ai trouvé que Les Soeurs Carmines ne proposait que du premier degré. 

Cela dit, il n’empêche que c’est mignon, divertissant et rafraîchissant par son côté décalé et absurde à la Tim Burton. Et je dois reconnaître que cet aspect burtonesque vanté par la maison d’édition n’a pas été volé. Grisaille, la ville de tous les crimes, et ses personnages maléfiques toujours à l’affut du prochain mauvais coup font effectivement une belle référence au genre Tim Burton. Le contraste entre les personnalités des 3 soeurs apporte également une dose d’humour très bienvenue. J’ai particulièrement aimé Tristabelle, qui est un vrai cliché ambulant mais totalement assumé par l’auteur. Ses réparties sont toujours drôles de par leur complète absurdité.

En conclusion, je ne suis pas sûre de lire un jour la suite de cette saga jeunesse car je n’ai pas été franchement convaincue; cela dit, j’ai trouvé ce roman humoristique-gothique frais et divertissant, comme du Tim Burton pour enfants… un genre de lecture qui, soyons clairs, a l’avantage d’être original.

Je remercie les éditions Mnemos pour leur confiance!

SP#76 – Little Girl Gone, d’Alexandra Burt

Quand elle se réveille ce matin-là, Estelle, comme tous les jours, se rend dans la chambre de sa petite fille de sept mois pour lui donner son biberon. Effarée, elle découvre un berceau vide, une chambre vide : plus aucun vêtement, plus de jouets. Comme si son bébé n’avait jamais existé. Estelle, sous l’emprise d’une dépression post-partum très sévère, met plusieurs jours à signaler la disparition. Très vite, la jeune mère devient le suspect numéro un aux yeux de la police, des médias et de son mari…
Abandonnée de tous, elle s’accroche à un espoir fou : celui de retrouver son enfant.

Ce roman est arrivé pile au bon moment dans mes lectures! Après une grosse séance de fantasy, un book hangover du à Gagner la Guerre qui a pesé sur ma lecture des Soeurs Carmines, je crois que j’avais besoin de changer un peu d’air, et ce thriller m’a fait l’effet d’une grande respiration dans mes lectures. Enfin, c’est une façon de parler puisque ce thriller nous laisse les tripes nouées pendant une bonne partie du livre!

Quand j’ai lu la quatrième de couverture de ce livre j’ai tout de suite compris qu’il pouvait très bien me plaire, et j’ai eu une bonne intuition. Les thrillers qui abordent les thèmes de la maternité-parentalité-famille me fascinent. Ces thèmes abordent notre vraie nature, et parlent de ce qu’il y a vraiment au fond de nous, de ce qui fait que nous sommes nous, que nous sommes à la fois humain et aussi un peu animaux, avec nos instincts, nos pulsions.

Ce roman m’a tenue en haleine de la première à la dernière page. J’ai immédiatement été happée par ce récit d’une mère en pleine dépression post-partum qui ne sait plus ce qui est vrai ou faux, ce qui s’est réellement passé ou ce que son esprit déphasé a inventé. La dépression post-partum est quelque chose qui me paraissait étrange et illogique avant de lire ce roman et qui finalement est devenu plus compréhensible pour moi après ce roman. Alors bien sûr, je sais très bien qu’on est dans une fiction et que les mécanismes de la dépression servent une intrigue de roman, il n’empêche que je comprends maintenant comment on peut en venir à la dépression. La pression, le manque de confiance en soi, la fatigue extrême, la multitude de doutes et de questionnements, l’incapacité à comprendre ce que le bébé peut exprimer, la lourde responsabilité d’assurer une autre vie que la sienne, la peur de mal faire… autant d’éléments qui font sans doute partie de la vie de toute nouvelle maman.

Ce sont bien ces thèmes, associés à une intrigue bien menée, qui m’ont accrochée du début à la fin de Litlle Girl Gone. Alors certes j’ai trouvé que la fin était hautement improbable, que les choses se finissent rarement ainsi dans la vraie vie, il n’empêche que j’ai adoré ce livre qui a su mêler le suspense d’un bon thriller avec des thèmes qui me parlent vraiment. Je suis ravie de cette excellente lecture.

Merci aux éditions Denoël pour cette lecture!

C’était la semaine où…(#8)

  • j’ai commencé la nouvelle semaine plus fatiguée qu’avant le week-end (et je me suis donc trainé ma fatigue tous les jours sans pouvoir récupérer)
  • J’AI FINI LE ROMAN GAGNER LA GUERRE, de JEAN-PHILIPPE JAWORSKI. Désolée pour les majuscules mais cette info les méritait vraiment. Coeur partagé entre soulagement/fierté d’avoir fini, excitation de pouvoir commencer un nouveau livre…et tristesse de devoir dire au revoir à cette voix. Sensation de manque.

Source

  • j’ai publié ma chronique dudit bouquin. Sans vouloir m’envoyer des fleurs je vous propose de faire le détour ICI ou de scroller un peu plus bas car pour une fois je me suis sentie inspirée.
  • je n’ai vraiment eu le temps de faire la tournée des blogs et j’en suis un peu malheureuse. Il faudra que je trouve un peu de temps pour me rattraper.
  • chéri et moi avons reçu à manger Eirilys et son mari (j’allais écrire chéri mais ils sont maintenant mariés et j’ai du mal à m’y faire!)(en fait le mot « mari » fait vieux)(bref): on avait cuisiné indien et ça m’a fait plaisir de me donner du mal pour eux. J’ai pu offrir à Eirilys ses cadeaux d’anniversaire:

  • on a du coup étrenné son nouveau joujou, le Geek me Quizz. C’était très chouette, même si pour jouer avec moi, il vaudrait mieux ôter les catégories manga et jeux vidéos auxquelles je ne connais RIEN. En revanche je suis trop jalouse: Eirilys est tombée sur une question sur l’Assassin Royal. Nan mais allo quoi! L’ASSASSIN ROYAL 😱😍
  • j’ai reçu des cadeaux d’Eirilys, alors que ce n’était même pas mon anniversaire! Elle m’a donné un vieux livre à elle, dans le genre qu’on aime bien toutes les deux (Le Collège de Magie)(et elle m’a bien dit de ne pas me fier à cette couverture un peu bof-bof), et un tout nouveau livre qu’elle a reçu en double (L’Épée Brisée). Je suis trop gâtée!

  • chéri avons eu un week-end de 3 jours. Ça aurait pu être le pied total mais non. On a passé les trois jours entiers à bosser pour notre maison. Pas franchement reposant comme week-end mais très efficace! (assez fière de tout ce qu’on a réussi à faire en 3 jours)

(sauf que tu la vois venir, toi aussi, la nouvelle semaine à me trainer ma fatigue du week-end??)

  • j’ai téléchargé plusieurs nouveaux audio books car il me faut absolument de quoi écouter dans le bus cette semaine. J’hésitais entre plusieurs titres mais je pense avoir fait mon choix. Je vous en reparle bientôt 😉
  • j’ai commencé et terminé un nouveau livre papier. Je me recentre un peu sur mes services de presse: j’ai lu Les Soeurs Carmines, de Ariel Holzl, publié dans la collection Naos des éditions Mnemos. Chronique à venir très prochainement!

C’était la semaine où…(#7)

  • chéri et moi n’avons travaillé que 4 jours, héhéhé
  • j’ai commandé et récupéré le cadeau d’anniversaire de mon amie Eirilys ❤ (je n’en dévoilerai pas plus pour l’instant car je ne l’ai pas encore offert!)
  • j’ai pas franchement bien mangé les midis de cette semaine, très peu anticipé mes repas. Donc sur 4 jours, 2 « mauvais » repas. Bof bof comme score.
  • je suis tombée par hasard sur la suite et fin de la trilogie La Tapisserie de Fionavar, de Guy Gavriel Kay, exactement dans la même collection introuvable que le tome 1 que je m’étais acheté d’occasion. Tomes 2+3 à 6€ et je complète ma trilogie!

  • j’ai parlé politique avec ma collègue-partenaire de travail: c’était à la fois amusant (car elle n’a pas froid aux yeux et n’hésite pas à dire ce qu’elle pense haut et fort à tous ceux qui lui passent sous le nez) et intéressant de par sa position à laquelle je ne m’attendais pas. D’autant qu’elle a le point de vue d’une « étrangère » vivant en France.

  • j’ai vécu un moment un peu « douche froide » quand j’ai dit à ma chef que je ne me sentais pas de faire les heures supplémentaires qu’elle me demandait vendredi. Elle m’a pris de haut, a prétendu m’avoir prévenu (oralement) lors de notre entretien d’embauche (de fin décembre)(alors que mon contrat prévoit une durée de travail hebdo de 35h)… et au final je n’ai pas eu le choix. J’en ai marre de ces jobs d’accueil où se faire exploiter est pris pour acquis par les employeurs et où souhaiter un minimum de vie de famille est une hérésie. Je n’en peux plus des jobs d’accueil… Franchement. À la base je n’ai pas fait un Master pour finir hôtesse d’accueil. Si c’est là dedans que je voulais atterrir, j’aurais juste fait un BTS, grand max. Et pourtant ça fait 5 ans que je ne fais QUE ça. Que je ne trouve rien d’autre. La vie active, le marché du travail m’ont tellement déçue… Je vous avoue que quand j’y pense ça m’envoie vraiment au fond du trou.
  • j’ai donc assumé une journée de 8h-18h toute seule à l’accueil pour terminer la semaine en beauté. Heureusement que c’était les vacances scolaires, et donc un peu plus calme qu’en temps « normal ».
  • une bonne amie de classe préparatoire m’a recontactée pour me dire qu’elle revenait vivre dans la région et qu’elle souhaitait me revoir! Ça m’a fait super plaisir d’avoir de ses nouvelles et j’ai trop hâte de la revoir!!

(et en même temps je me sens tellement nulle quand je vois que mes amies ont réussi professionnellement quand moi je ne fais que patauger dans des CDD de merde. J’ai toujours ce pincement au coeur, cette comparaison que je fais presque malgré moi et qui me fait un peu mal)

  • j’ai été gâtée en réceptions diverses dans ma boîte aux lettres! Je suis trop fan 😍

Des chaussettes toutes mimi (les premières d’une longue série à venir) et un très beau SP que je n’osais espérer!

Deux autres SP: celui des éditions Denoël que j’attendais de pied ferme et celui des éditions de La Table Ronde que je pensais ne jamais recevoir!

  • ma voiture a frôlé la panne, a été sauvée in extremis,… puis est VRAIMENT tombée en panne le lendemain. Ce moment bien flippant quand tu démarres et que tu tournes la clé…dans le vide et le silence. 😖 (Et non, ce n’est apparemment pas la batterie) Je m’inquiète beaucoup et j’ai hâte qu’un garagiste vienne voir lundi si c’est grave ou pas. (D’après mon papa ça sent mauvais, ça sent la réparation plus chère que la voiture elle-même…😰)
  • mes parents et mon frère sont venus à la maison dimanche. Chose rarissime, encore plus rarissime si mon frère nous honore de sa compagnie. J’ai pu offrir à ce dernier son cadeau d’anniversaire, conservé au chaud depuis un mois, et on a tous passé un bon moment, plein de bonne humeur et tout en simplicité!
  • on a enfin fixé une date pour notre repas indien avec mon amie Eirilys et son chéri. Après le repas japonais qu’ils nous avaient cuisiné chez eux, cette fois c’est nous qui mettons la main à la pâte pour leur faire déguster nos préparations indiennes.
  • on a enfin pu voter pour le premier tour des élections présidentielles… et obtenu le résultat dans la foulée. Voilà voilà. No comment en ce qui me concerne. Chacun ses opinions. (Cela dit les débats suscités sur Twitter sont intéressants)
  • j’ai échoué dans ma mission de venir à bout de Gagner la Guerre avant la fin de la semaine. La faute à un week-end très chargé. En vrai, cette lecture me régale (et j’ai vraiment hâte de vous en parler en détails)… mais je flippe grave d’avoir délaissé tous mes SP depuis presque 1 mois. La semaine prochaine devrait être la bonne puisqu’il ne me reste plus que 2 chapitres!🤞

Et vous, le bilan de votre semaine?

SP#75 – Le Plus Loin Possible, de Maureen McCarthy

Tess, vingt et un ans, vit avec son mari Jay et leur petite fille de trois ans dans une ferme isolée en Australie. Elle est régulièrement battue par son mari, mais les frères et la mère de Jay font semblant de ne rien voir. Un jour, un jeune couple qui voyage à travers le pays s’arrête dans leur village. Tess décide de saisir sa chance et, à l’aube, en cachette de tous, elle monte dans la voiture des inconnus avec sa petite fille. Un périlleux chemin vers la liberté commence alors…

Si j’ai demandé à lire ce titre, j’avoue que c’est surtout à cause du panneau australien sur la couverture. Quand j’ai lu « fuite dans une voiture en Australie » je me suis dit, « oh chouette un road trip avec les paysages australiens pour fond ». En fait pas du tout.

Ce roman n’est finalement pas vraiment un « road trip » et les paysages australiens sont assez…inexistants. C’est tout juste si je me suis souvenue qu’on était en Australie quand Sydney et Melbourne ont été mentionnés au détour d’une phrase.

MAIS… ce n’est pas pour autant que j’ai été déçue! Au contraire!

J’ai accroché à cette histoire dès la première page et l’ai dévorée en deux jours à peine. Deux jours travaillés, oui.

Nous avons en fait un savant mélange entre le thriller angoissant (la femme qui fuit son détraqué de mari) et l’histoire de famille (avec le passif lourd, les secrets ou les non-dits). Des thèmes qui me parlent vraiment bien + du suspense, combo gagnant en ce qui me concerne. J’ai adoré suivre le cheminement intérieur de Tess, ses réflexions sur son couple, son avenir… mais aussi son passé et l’histoire de sa famille déchirée. Si je devais avoir un regret, ce serait le personnage de Harry que j’ai énormément apprécié mais qui aurait sans doute pu être approfondi. (De même que sa relation avec Jules qui reste finalement très mystérieuse, d’ailleurs j’aurais bien aimé la voir un peu plus elle aussi)

De même que je ne pourrais pas vraiment dire que le roman est particulièrement original, il n’empêche qu’il m’a fait passer un excellent moment de lecture… et c’est tout ce que je demande à un roman. Me laisser reprendre ma respiration uniquement pour me laisser le temps de dire à mon chéri que « je me régale » avant de me happer à nouveau jusqu’à la fin. 🙂

Merci aux éditions Denoël pour cette lecture!