Défi du Chéri #2 – La Reine de Saba, de Marek Halter

On n’est même pas encore à la fin du mois que paraît déjà ma chronique du livre de Juillet, je suis très contente de moi.

Pour rappel, le Défi du Chéri a pour but final de supprimer de ma PAL les livres qui y prennent la poussière depuis trop longtemps – mon homme s’est donc porté volontaire pour me choisir un livre de la liste en début de chaque mois.

Ce mois-ci, le choix de mon chéri s’est porté sur un des rares livres de ma PAL qu’il a lu (d’ailleurs c’est le moment où je me demande pourquoi il a un jour pu être intéressé par ce titre, mais bref). Il a donc choisi de ma faire lire La Reine de Saba, de Marek Halter.

Il faut savoir que j’ai été très marquée il y a longtemps quand j’ai découvert et adoré la trilogie de la Bible au Féminin du même auteur.

Trois livres, chacun centré sur l’histoire d’une femme de la Bible: Sarah (la femme d’Abraham, celle qui ne pouvait pas avoir d’enfants), Tsiporra (moins connue, la femme noire de Moïse) et Lilah (encore moins connue, sœur d’Ezra, celui qui va ramener le peuple juif à Jérusalem). Des histoires dures, belles, émouvantes et qui nous apprennent sur la Bible (malgré le côté très romancé qu’il faut garder à l’esprit).

Le jour où La Reine de Saba a croisé mon chemin dans une bouquinerie d’occasion, je n’ai donc pas hésité. Mais je n’ai pas lu tout de suite le livre, et avant que je m’en rende compte, le livre prenait la poussière depuis plusieurs années. D’ailleurs mon intérêt a fini par s’émousser et quand mon chéri me l’a choisi, j’avoue que j’ai été très moyennement emballée/motivée.

Mais la lecture m’a prouvé que j’avais tort de faire trainer ce livre. Sans être un coup de coeur, ni aussi fort et touchant que la trilogie de la Bible au Féminin, j’ai bien apprécié ma lecture!

J’ai particulièrement aimé le contexte biblique, avec Pharaon d’un côté et le roi Salomon de l’autre, (personnage qui a laissé des épisodes et anecdotes mémorables dans la Bible). Bien sûr j’ai aussi aimé l’histoire de manière générale, qui se lit bien, malgré un côté un peu prévisible (merci la quatrième de couverture). Cela dit je regrette un peu que le récit aille si vite. Alors que dans la trilogie de la Bible au féminin on entrait vraiment dans un univers riche de détails, on nous installait vraiment dans l’époque, des us et coutumes, le contexte géographique, politique, religieux… Ici on a l’impression de survoler tout ça. D’ailleurs la longueur du roman vient le prouver: il est très court! (Ce qui explique aussi que je l’aie fini si vite!)

En conclusion, j’ai finalement plus apprécié cette lecture que je ne pensais, donc une bonne surprise d’un côté, mais d’un autre côté ça m’a rappelé à quel point la trilogie de la Bible au Féminin était meilleure et mieux écrite. Donc un peu déçue aussi. En attendant, je peux ENFIN rayer ce titre de ma PAL et c’est déjà une petite victoire!