Défi du Chéri #1 – Le Manuscrit Perdu de Jane Austen, de Syrie James

.
Enfin, ENFIN! Je suis venue à bout de ce livre!
Premier choix du chéri, premier défi. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si difficile à relever.
.
Pour rappel, il a été choisi par mon homme au tout début du mois du juin dans ma PAL:
J’ai choisi ce livre bien sûr pour commencer car c’est le seul que je t’ai offert sans que tu m’en parles…si tu es motivée.
.
J’avais ce roman depuis 2014 dans ma PAL et depuis plus longtemps encore dans ma wishlist…et j’avais de grandes attentes!
Une jeune femme, fan de Jane Austen, se lance dans une chasse au trésor, une quête d’un possible manuscrit perdu, un septième roman encore inconnu du monde.
Ça semblait une lecture parfaite pour moi, dans laquelle je me suis lancée précisément alors que j’étais prise d’un accès de nostalgie envers ces magnifiques histoires chères à mon coeur.
Mais quelle déception! Contrairement à ce que nous laisse croire la quatrième de couverture, la « chasse au trésor » tourne court très rapidement car le manuscrit est déjà trouvé alors qu’on n’est même pas encore au quart du roman. Et commence alors la lecture intégrale du « roman perdu ». Oui, l’essentiel de ce livre consiste en une sorte d’imitation de Jane Austen… qui, évidemment est loin d’être à la hauteur d’un texte de la grande dame.
Je vais peut-être lapider ce livre mais je n’ai (presque) que des reproches à lui faire.
Dans un premier temps, je crois que ce qui m’a principalement freinée, c’est la traduction. Ecrit en anglais dans sa langue orginale, je l’ai lu en français et j’ai d’abord cru que le style était mauvais. Puis j’ai fini par comprendre que le problème venait de la traduction dans le mesure où « seulement » certains mots semblaient sortir de nulle part. Par exemple, nous avons un langage courant, pas spécialement littéraire, mais très correct, quand soudainement un mot familier sort du lot! Et j’ai noté ça à de nombreuses reprises au début du roman ce qui m’a franchement refroidie dès le début de ma lecture. Heureusement, il y a beaucoup moins de coquilles dans les parties supposément écrites par Jane Austen, ce qui fluidifie la lecture.
Mais ce n’est pas pour autant que j’ai été franchement emportée par ce fameux manuscrit. Ecrire comme Jane Austen est quasi-mission impossible et j’ai été gênée par le fait que l’auteure trouve l’audace de s’essayer à l’exercice. Et sans même parler d’audace, on a même droit à un petit passage qui pourrait s’apparenter à de la vantardise quand notre héroïne fait une pause dans sa lecture en s’extasiant devant le manuscrit: « oh c’est certain que c’est du Jane Austen, regardez ce style, ce vocabulaire, ce phrasé, ça ne peut être qu’elle! » A moins que ce ne soit ironique, et dans ce cas j’aurais raté quelque chose, j’ai trouvé ça très culotté.
Et finalement, en tant que fan de Jane Austen on ressort de ce roman frustré car on a l’impression de lire une pâle copie de ce qu’aurait pu être un roman de Jane Austen. Au lieu d’avoir une petite romance contemporaine, arrosée de références à Jane Austen, qui aurait ravi nombre de fans de Jane Austen, on a finalement l’impression de lire une parodie truffée de clichés (comme si on n’avait pas deviné dès le début que Watkins était un goujat et Clifton le vrai gentleman…).
Si je devais trouver un point positif à ce roman, je dirais que l’auteur a bon goût en terme de lecture et qu’écrire sur Jane Austen a toujours un petit côté plaisant pour les fans, même si le résultat est parfois…assez moyen, voire raté. Oui je sais, c’est faible comme point positif mais c’est tout ce que j’ai trouvé.
.
Bref, je crois que vous aurez compris que j’ai lutté pour venir à bout de ce roman. Et si ma déception est si grande, c’est peut-être aussi parce que je voulais vraiment aimer ce livre. Il s’agissait d’un cadeau de Noël offert en 2014 par mon chéri qui était tout fier de m’avoir trouvé un livre sur Jane Austen hors wishlist! Mais c’est comme ça. J’ai au moins la satisfaction de pouvoir maintenant rayer ce livre de ma PAL.
.