Mes Lectures·Services de presse

Comment l’espèce humaine a tenté de survivre à l’extinction de la Terre

Bon, j’ai mis deux semaines à finir Dans la Toile du Temps, de Adrian Tchaikovsky et… je ressors un peu frustrée.

J’ai reçu ce roman en service de presse et écrire une chronique sur un service de presse avec lequel on a eu du mal est toujours un exercice périlleux. Mais je suis ce que je suis et j’assume mes opinions. DONC je vais tout vous dire.

Premièrement, je ne suis pas très douée avec la SF. C’est un constat de base. MAIS ayant eu une sorte de révélation sur le genre avec Dune, j’essaie de me forcer à y retourner de temps en temps. MAIS ce n’est pas vraiment mon truc. MAIS selon comment c’est amené, ça peut être super, Dune à l’appui. MAIIIIS (c’est le dernier promis!) j’ai malheureusement un peu (beaucoup) été freinée par l’aspect technico-scientifique du récit.

Deuxièmement, je me suis faite avoir par la quatrième de couverture. Eh oui, vous savez le fameux piège de la quatrième de couv’? On nous parle d’un événement en particulier, et ensuite on passe tout le bouquin à attendre ledit événement… qui n’arrive jamais! Je vous laisse juger:

La Terre est au plus mal… Ses derniers habitants n’ont plus qu’un seul espoir : coloniser le «Monde de Kern», une planète lointaine, spécialement terraformée pour l’espèce humaine. Mais sur ce «monde vert» paradisiaque, tout ne s’est pas déroulé comme les scientifiques s’y attendaient. Une autre espèce que celle qui était prévue, aidée par un nanovirus, s’est parfaitement adaptée à ce nouvel environnement et elle n’a pas du tout l’intention de laisser sa place. Le choc de deux civilisations aussi différentes que possible semble inévitable. Qui seront donc les héritiers de l’ancienne Terre? Qui sortira vainqueur du piège tendu par la toile du temps? 

Franchement ça met l’eau à la bouche non? Surtout le côté choc des civilisations!

Que nenni! 

Le choc des civilisations arrive quelque chose comme 20 PAGES avant la FIN! Je n’en pouvais plus d’attendre 😭 J’espère qu’on appréciera ma persévérance et mon obstination à sa juste valeur hein.

DONC soyons clairs. J’ai trouvé le style agréable et l’histoire intéressante, oui. Il faut le dire. Mais l’intérêt que je cherchais à cette histoire n’arrivant jamais, j’ai vécu cette lecture comme un reportage plus que comme un roman (qui sous-entend action, suspense, aventures etc.) Les éléments techniques et scientifiques ont clairement la part belle dans ce livre – et sont malheureusement les éléments qui me rebutent le plus en SF. Cependant, c’est bien écrit et ça reste intéressant dans le sens « instructif » justement à cause, ou devrais-je dire grâce à ce côté scientifique. On s’y croirait: dans une étude de la continuité de la vie dans l’univers, comment deux espèces trouvent leur voie pour se perpétuer et survivre.

D’ailleurs c’est le moment de vous dire que j’ai quand même BEAUCOUP aimé suivre les différentes Portia, Bianca et Fabian de génération en génération (aka les personnages de la fameuse espèce « qui n’était pas prévue »). Je les ai trouvé à la fois fascinants et sympathiques malgré… leur « apparence » dirons-nous pour ne pas spoiler. C’est vraiment ce que j’ai préféré dans ce récit.

Mais voilà, je me sens flouée par la quatrième de couverture. Je me dis que si je ne l’avais pas lue j’aurais peut-être trouvé plus d’intérêt à suivre la survie de l’équipage du Gilgamesh (le vaisseau spatial qui a emporté les derniers êtres humains) alors que là j’étais juste DANS L’ATTENTE désespérée du choc des civilisations. J’aurais sans doute eu un regard différent.

Pour conclure, je n’ai pas eu de chance avec ce roman du fait de cette incompréhension vis-à-vis de la quatrième de couverture mais aussi du fait de mon malaise tout à fait personnel avec les aspects purement scientifiques et techniques qu’on peut trouver dans certains romans de SF comme celui-ci. Honnêtement, si vous êtes prévenus que l’histoire n’est pas une guerre des espèces pour la terre promise (mais plutôt le récit du cheminement qui les mène à la rencontre) ET que vous êtes amateur de SF intermédiaire voire confirmé, je suis sûre que ça peut vraiment vous plaire! Si si j’y crois. Après tout le roman a reçu le prix Arthur C. Clarke en 2016 et ça peut pas être par hasard hein. C’est juste que Adrian Tchaikovsky et moi n’étions pas vraiment sur la même longueur d’onde. (Et au vu de l’histoire c’est le cas de le dire – haha, je me fais des private jokes toute seule!)

 

NB: j’ai failli oublié une remarque absolument vitale – le titre est juste parfait par rapport à l’histoire. Super trouvaille. Voilà il fallait que je le dise.

 

Et sinon vous lisez de la SF ? Vous connaissiez ce titre ?

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3 commentaires sur “Comment l’espèce humaine a tenté de survivre à l’extinction de la Terre

  1. Il arrive parfois qu’on ne fasse pas les bonnes rencontres alors je comprends très bien… surtout que dans ce cas-là, il y avait une information imprécise sur la nature du rendez-vous. J’ai vu la storie d’une copine sur le livre donc je comprends aussi la trouvaille du titre.

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