SP#69 – Troupe 52, de Nick Cutter

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In extremis, j’achève mon deuxième et dernier livre du mois de décembre – et de l’année. Après une magnifique lecture qui m’aura pris… environ 25 jours du mois (pas encore chroniquée d’ailleurs! pas bien!), j’achève à l’instant un roman que j’ai dévoré en l’espace de 3 jours. Quoique tout compte fait j’aurais peut-être mieux fait de ne pas employer le terme « dévoré ».

J’ai donc lu d’une traite ou presque le roman Troupe 52, de Nick Cutter, pseudonyme de l’auteur canadien à succès Craig Davidson. Troupe 52 est le premier de ses romans traduit en français.

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça. 
Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.

J’avoue humblement que ce qui m’a fait craquer pour ce titre est bel et bien son accroche – commerciale mais efficace j’en suis la preuve vivante:

« Troupe 52 m’a terrifié. Âmes sensibles s’abstenir » Stephen King.

Là je me suis dit « si Stephen King a eu peur c’est que ce roman doit vraiment en tenir une couche! Voyons voir ça! »

Et entre nous, je n’ai pas eu peur dans le sens où je l’espérais… C’est à dire de la façon dont j’avais peur quand je lisais des Chair de Poule plus jeune. À entendre de drôles de bruits dans la maison, à redouter de regarder derrière la porte de ma chambre, à craindre d’éteindre la lumière… ou même juste de tourner la page suivante. J’ai moins ressenti de peur… que de dégoût.

J’aurais sans doute dû me renseigner un peu plus avant mais c’était trop tard j’étais embarquée dans la lecture. En gros, je vous le dis maintenant car j’aurais sans doute préféré le savoir avant: l’auteur exploite de manière horrifique le « concept » du ver solitaire (qui est une infection bien réelle). Et non je ne viens pas de vous spoiler puisqu’on apprend très rapidement de quoi il est question dès le début du roman.  Au moins vous voilà avertis. 

À partir de là, vous pouvez sans doute imaginer à quoi ressemble le roman. Un ver solitaire absolument monstrueux, des garçons « enfermés » sur une île, la contagion qui se répand etc. etc.

Ça ne m’arrive pas souvent de lire ce genre de roman mais je suis fière d’être arrivée à passer outre les joyeuses descriptions bien dégueux de l’histoire. Mais au-delà du dégueu, à la limite du soutenable pour moi, je reconnais volontiers que l’auteur a su m’accrocher d’entrée de jeu. Un bon style, une plume très imagée (parfois trop surtout quand il s’agit de décrire… non je préfère ne pas entrer dans les détails) mais qui lui confère un vrai style. On a également droit à une analyse psychologique très fine et un portrait intéressant pour chacun de ces adolescents, tous différents, mais tous semblables (ou presque) à cet âge charnière entre enfance et adolescence. Enfin, ce qui fait que j’ai dévoré le roman, je salue la maîtrise de l’auteur en matière de suspense et de tension, notamment grâce à des procédés narratifs inspirés de Stephen King lui-même.

En bref, je ne pense pas vraiment pouvoir parler de « bon moment de lecture » vu que j’ai passé tout le livre – ou presque – à faire la grimace. Cela dit, je n’ai pas réussi à décrocher de ce livre pendant les 3 jours où je l’ai lu, ce qui selon moi constitue tout de même un excellent point positif dans une lecture. Si on ajoute à cela, un beau style d’écriture… on aboutit à la conclusion que ce roman est un bon roman d’horreur. Pas vraiment mon genre, peut-être, mais qui vous tient en haleine de bout en bout. Amateurs d’horreur, je recommande!

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Une réflexion sur “SP#69 – Troupe 52, de Nick Cutter

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