SP#65 – Conte de la Plaine et des Bois, de Jean-Claude Marguerite

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De retour dans son pays natal, le patron d’un grand studio de dessins animés entend aboyer Dick, son premier chien, pourtant mort il y a longtemps.
Il sort à sa recherche, traverse la rivière, se perd dans les bois… où il croise un garçon qui accompagne « son » Dick pour son ultime voyage. Débute un périple à la frontière du fantastique – ils dorment dans une maison hantée, partagent la dernière noisette de Mister Kreekle, son personnage fétiche… Toute fin étant une question de point de vue, chacun des trois voyageurs proposera la sienne.

Ça y est! Je l’ai lu! C’est décidé, je rattrape mon retard dans mes SP et ça commence ici.

Conte de La Plaine et des Bois, de Jean-Claude Marguerite, est un court roman de 159 pages… qu’on aurait sans doute pensé « vite lu ». En ce qui me concerne, ça n’a pas été le cas pour deux raisons.

Tout d’abord, j’avoue avoir eu du mal avec les premières pages. Le monologue intérieur du vieil homme est très abstrait, très onirique, entre contemplation et pensées-flashes qui jaillissent d’on ne sait où.

Cependant, à partir de l’arrivée de Manu, ce ne sont plus des « difficultés » qui ralentissent ma lecture mais simplement mon mon envie de prendre le temps et de savourer le paysage. Mon intérêt s’est soudain réveillé avec l’apparition de Dick-Albert et Manu. Et c’est là que je suis vraiment partie en balade avec eux. Je crois que je n’aurais pas pu mieux choisir ma saison pour lire ce livre. Il est question de forêts, de bois (non sans blague?), de nature, de crachin, de feuilles d’automne (rouges, toujours rouges!), de sentiers à demi-oubliés et de noisettes. J’ai beaucoup apprécié l’alliance créée entre le cadre, les réflexions du vieil homme, la résurgence de ses souvenirs au contact de ce duo aussi mignon qu’étrange: Manu et Albert. En fait, oui, beaucoup de mignonitude dans ce trio: vieil homme-enfant-chien. Mais tout en douceur et simplicité, sans chichis. On est touché par les thèmes abordés dans cette nature revenue à l’état sauvage, dont le cycle de la vie fait écho au cycle de la vie des humains. D’un côté un vieil homme, qui a grandi, qui a vécu, qui a dirigé des employés, amassé de l’argent, est devenu célèbre… et pourtant qui a soudainement l’impression de retrouver le petit garçon qu’il était, avec ses croquis et ses rêves. On touche à la vie, à l’enfance, au temps qui passe, à la mémoire, à la liberté, à l’insouciance, à l’innocence et à l’amour.

Je ne suis pas tout à fait sûre d’avoir bien compris la fin – ou les fins devrais-je dire – mais pour une fois, ce n’est pas plus mal. Je suis surtout heureuse du voyage, et je peux en déduire la fin qui me parle le plus.

En bref, une jolie balade automnale très touchante aux côtés de personnages à la fois émouvants et symboliques. Je suis heureuse de cette escapade automnale aux frontières du rêve que je dois aux éditions des Moutons Électriques, que je remercie encore chaleureusement!

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