Halloween 2015 – #1 : L’Océan au Bout du Chemin, de Neil Gaiman

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Encore une lecture imprévue, un roman que j’ai offert à Eirilys pour son anniversaire, qu’elle a adoré et qu’elle m’a donc prêté. Merci encore la miss! J’avais envie d’une lecture d’Halloween mais pas de livre effrayant dans ma PAL et pas le temps d’en chercher. Alors quand Eirilys m’a parlé de L’Océan au Bout du Chemin et de son ambiance, je me suis dit que ça pouvait être ma lecture d’Halloween (ou d’octobre). D’autant que le livre est court et se lit rapidement.

C’était donc mon premier roman de Gaiman, un auteur qui est généralement très apprécié, et je ne suis pas déçue. J’ai beaucoup aimé cette lecture et cette atmosphère, à la fois réaliste et fantastique, sombre et nostalgique. Un homme revient à l’occasion d’un enterrement dans la maison de sa famille et se souvient d’événements qui l’ont marqué alors qu’il avait à peine 7 ans. J’ai adoré l’univers mis en place par l’auteur en seulement quelques phrases, un univers qui m’a fait penser à Morwenna, de Jo Walton, avec par moments une ambiance similaire à celle qu’on trouve dans L’Epouvanteur de Joseph Delaney.  Une chouette combinaison si vous voulez mon avis. (Parfaite pour se mettre dans l’ambiance d’Halloween) J’ai beaucoup aimé la façon qu’a l’auteur de sans cesse garder une frontière floue entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. On découvre les souvenirs du narrateur qui est maintenant adulte mais qui avait 7 ans à l’époque des faits. Ce qui donne à vivre une expérience de lecture intéressante dans le sens où on peut choisir de voir cette histoire avec des yeux d’adulte (ce qui enlèverait beaucoup de charme) ou décider de la lire avec ses yeux d’enfants – ce qui constitue tout l’intérêt de ce roman. Je pense que tout réside là. Décidons-nous de nous laisser porter par nos yeux d’enfants, quitte à ne pas toujours tout comprendre, ou allons-nous chercher à comprendre et rationaliser, comme de tristes adultes? D’ailleurs, déchirés entre ces deux visions, la fin du roman nous laisse perplexe: quand on y réfléchit on croit avoir saisi l’essence de ce roman mais sitôt qu’on arrête de se focaliser sur le récit et qu’on pense au livre dans son ensemble on en perd la signification. Comme ces rêves dont on pense se souvenir au réveil, et qui, sitôt qu’on se concentre dessus, nous échappent.

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Un roman qui aborde donc beaucoup de thèmes semblables à ceux de Morwenna: la mémoire, l’innocence et l’imagination de l’enfance, les interprétations que font les enfants du monde qui les entoure, tout cela baigné de contes, de rêves et de peurs – ainsi que le contraste qu’on peut ressentir au fond de soi entre notre vision d’adulte et nos souvenirs d’enfants, avec souvent le regret du « merveilleux ». Un roman singulier très bien mené, très réussi!

Allez-vous décider de vous perdre dans ce monde étrange de rêves et de souvenirs mêlés?

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33 réflexions sur “Halloween 2015 – #1 : L’Océan au Bout du Chemin, de Neil Gaiman

  1. Je suis curieuse, j’avais eu un gros coup de coeur sur « L’étrange vie de Nobody Owens », mais j’avais eu beaucoup de mal avec « Stardust », du coup j’en étais restée là, mais tu me donnes envie d’en découvrir plus de l’auteur 🙂

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  2. Oh la belle couverture 🙂 Du coup, tu l’as lu en français, c’est bien ça ? Je fais partie des rares personnes qui n’ont pas plus accroché que ça (ça arrive). Et du coup, je trouve Morwenna bien meilleur 😉

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  3. Pingback: Challenges 2015 – le bilan | Les étagères de Pitiponks

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