Divers

Shall we dance?

Alors un bref épisode de ma vie de danseuse… Genre je suis une danseuse pro. Non. Je suis juste une fille qui aime beaucoup danser et les seules danses que je maîtrise vraiment sont la salsa, la bachata, le merengue et…ça s’arrête là. Depuis le début de cette année scolaire, avec mon chéri (rencontré pendant ma période de « salsa addict ») on suit des cours de tango argentin. Une nouvelle danse à apprendre… Et ça fait bizarre de se retrouver dans la case « débutant » après avoir si longtemps été dans la case « très confirmés » en salsa. Mais après une longue pause dans le registre de la danse, O. et moi avions envie de danser à nouveau, et même si je suis toujours décidée à un jour prendre des cours de rock (j’avoue je kiffe le rock !), c’est le tango que nous avons choisi.

C’est à la fois très bien, très beau bien sûr…et à la fois terriblement frustrant pour moi. Le fait est que, comme pour la plupart des danses de salon, c’est le cavalier qui fait le gros du travail et la cavalière, même si elle a son boulot aussi, se contente de suivre en fait. Et c’est une danse très technique, toute en nuances, subtilités mais également précision. La façon dont le cavalier guide sa partenaire est infiniment subtile et doit être à la fois très claire et très précise. Sans compter que, le tango se dansant dans un sens uniquement (qui s’appelle « le sens du bal » = les couples évoluent sur une sorte de cercle dans le sens inverse des aiguilles d’une montre), et la cavalière tournant le dos à ce sens du bal, elle ne voit pas où elle va et c’est donc au cavalier de « gérer l’espace », en plus de prévoir les passes et soigner son guidage pour que la femme comprenne bien où il veut en venir… BREF, tout ça pour décrire combien le rôle de cavalier est dur. Et donc, mon homme, comme tous les autres hommes de première année, se débrouille bien mais apprend lentement.

Tandis que nous, les femmes, il nous suffit de suivre pour savoir faire les choses. Et en dansant avec des bons cavaliers qui connaissent plein de choses, il nous suffit d’être bien guidées et d’être à l’écoute, et ça roule tout seul, on peut faire des choses qu’on ne connaissait même pas avant de les faire. Tout ça pour dire qu’au final le le tango est très frustrant pour moi parce que : 1) j’apprends plus vite que mon chéri et le décalage entre nous m’horripile 2) le tango étant une danse très calme, pour se défouler faudra penser à autre chose 3) je ne peux même pas me consoler en dansant avec d’autres cavaliers plus expérimentés car ça ne ferait que creuser un peu plus l’écart entre l’apprentissage d’O. et le mien, ce qui n’est pas le but.

Mais il faut que je sois patiente… Jusque là le tango ne m’avait pas plus emballée que ça pour toutes les raisons que je viens lister, mais Mardi dernier j’ai ressenti une petite flamme qui me fait croire que finalement, ça ne me déplaît pas.

Pour vous expliquer vite fait le contexte : ma prof de tango est une femme. Elle a environ 35 ans, 1m70, très menue, d’origine argentine je crois. Très sympa, souriante et d’une pédagogie remarquable. Et il se trouve que pour tous ses cours de tango (niveau débutant, intermédiaire et avancé) elle se fait normalement assister par une jeune fille qui doit avoir mon âge (22 ans), qui est une danseuse de tango confirmée et qui l’aide à faire des démonstrations et corriger les danseurs quand nous nous entraînons sur les nouvelles passes. Et Mardi dernier, cette jeune fille n’était pas là. Et…la prof m’a choisie pour faire une démonstration.

A ce moment-là on apprenait à faire différents enchaînements à partir d’une même passe, du style (A + B), (A + C), (A +D) etc. Et donc elle me fait venir au milieu devant tout le monde et là, moi je commence à me dire, un peu en panique tout en essayant de garder un visage neutre (genre tout va bien) : « merde, elle va me faire faire quoi ? ». Et là, alors même que j’étais encore en train de me poser la question, elle a commencé à me faire faire les enchaînements sans même que je m’en rende compte. Et j’ai absolument tout fait sans réfléchir une seconde, juste en suivant son guidage très naturellement.

Et à ce moment-là, j’ai ressenti de nouveau cette sensation si grisante que je ressentais à la salsa quand mon prof me faisait si souvent faire des démo devant les autres. Genre tellement fière et en même temps tellement pleine de plaisir de danser bien comme il faut avec quelqu’un qui danse bien comme il faut aussi (même si c’est une femme et que c’est ma prof !). C’est dingue que ce mini-moment de même pas une minute m’ait fait cet effet. Un peu comme de l’euphorie ou comme quand on est légèrement pompette et qu’on aime tout le monde… 

C’est une sensation que je ressentais très souvent avant, quand j’apprenais la salsa… mais que je n’avais pas ressentie depuis des années. Du coup ça me fait penser qu’il faut que je m’accroche au tango. Je crois que ça va finir par me plaire vraiment…

PS: la prof nous met très souvent la chanson de la vidéo pendant les cours. J’adore…

Publicités

Un commentaire sur “Shall we dance?

  1. AAAHHH « Shall we dance? » ! Je l’ai vu pour la première fois y a quelques jours à peine ! J’ai adoré !
    La danse, mon premier amour. Classique, mais pas uniquement. J’ai débuté la salsa cette année et j’ai tellement adoré… Tu dois super bien danser depuis tout ce temps en tout cas :). Faut que je m’y remette à fond moi !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s